mardi 13 mai 2008
Cortez the killer
He came dancing across the water
With his galleons and guns
Looking for the new world
In that palace in the sun.
On the shore lay Montezuma
With his coca leaves and pearls
In his halls he often wondered
With the secrets of the worlds.
And his subjects gathered round him
Like the leaves around a tree
In their clothes of many colors
For the angry gods to see.
And the women all were beautiful
And the men stood straight and strong
They offered life in sacrifice
So that others could go on.
Hate was just a legend
And war was never known
The people worked together
And they lifted many stones.
They carried them to the flatlands
And they died along the way
But they built up with their bare hands
What we still cant do today.
And I know she's living there
And she loves me to this day
I still cant remember when
Or how I lost my way.
He came dancing across the water
Cortez, cortez
What a killer.
mercredi 7 mai 2008
La vieille dame et le Noir
Une vieille dame est installée en face d’un grand bol
de soupe fumante. Elle s’apprête à manger quand elle se rend compte
qu’elle a oublié de prendre une cuillère. Elle se lève, se dirige vers
les espèces de casiers à couverts, prend une cuillère et revient à sa
place (pense-t-elle).
Stupeur ! En face d’elle, à sa table, il y a un Noir qui est
gaillardement en train de s’attaquer au bol de soupe. A SON bol de
soupe.
La vieille dame, stupéfaite, regarde le Noir, fixement, celui-ci
continue imperturbablement de plonger sa cuillère dans le bol... Alors,
hop !, ni une ni deux, la vieille dame plonge à son tour sa cuillère
dans le bol (« faudrait beau voir qu’elle se fasse voler sa pitance par
n’importe quel escogriffe... »).
Et c’est ainsi qu’une vieille dame et un Noir se partagent avec appétit, et sans échanger le moindre mot, un bol de soupe.
Ça ne fait pas long feu, un bol de soupe, quand il y a deux convives à se le diviser.
Fin du premier acte. Le Noir, toujours impassible, se lève, emporte le
bol vide et va vers le comptoir. Deux minutes plus tard, il revient
avec une assiette de spaghettis bolognaise et deux fourchettes. Sans
dire un mot, il tend l’une des fourchettes à la vieille dame et la
cérémonie du repas partagé reprend. A tour de rôle, avec vigueur et un
appétit toujours intact, la vieille dame et le Noir font un sort
définitif à l’assiette de pâtes. Toujours en silence, sans aucun clin
d’œil complice, comme si de toute éternité ils avaient mangé dans la
même et unique assiette.
Fin des spaghettis bolognaise !
La vieille dame et le Noir semblent repus. Ils restent là, face à face,
enfermés dans leurs pensées, n’éprouvant aucune envie de rompre leur
mutisme. Cela dure comme ça une ou deux minutes.
Et puis, tout à coup... le regard de la vieille dame quitte la table et
son vis-à-vis, et se pose un peu plus loin dans le restaurant.
Un peu plus loin... oh... pas très loin! Juste à quelques mètres... sur
une table voisine... où trône... tout seul... abandonné depuis un bon
moment... un bol de soupe attendant une problématique cliente...
(La vieille dame et le Noir,
une histoire authentique rapportée par Lova Golovtchiner,
publiée par la revue "Sentinelles", numéro 59, avril 1986)
dimanche 27 avril 2008
L'amour des escargots
Offesa verginella
Piangendo il suo destino
Tutta dolente e bella
Fu cangiata da Giove in augellino
Che canta dolcemente
E spiega il volo
E questo è l'usignolo
In verde colle udi con suo delitto
Cantar un giorno Amor quell'augelletto
E del canto invaghito
Con miracol gentil prese da Giove
Ad emular le prove
Onde poi ch'ebbe udito
Quel musico usignuol
Che si soave canta, gorgheggia e trilla...
(Francesco de Lemene)
C'est un extrait de la BO du film "Microcosmos".
J'ai trouvé les paroles sur le net, mais je ne sais pas qui a écrit la musique.
La BO est signée Bruno Coulais, mais je doute que la musique soit de lui.
Si quelqu'un a des renseignements à ce sujet, je suis preneur.
jeudi 24 avril 2008
Il n'y aura
Il n'y aura pas de mariage
pas de lit conjugal
pas d'alliance
pas de lessives communes
pas de sorties au supermarché
pas de mauvaise humeur au réveil
pas de fleurs à la St Valentin
pas de tableau dans la cuisine
pas de certitudes
pas de pelouse à tondre
pas de repas de famille à Noël
pas de perçeuse dans l'atelier
pas de petits plats dans les grands
pas de "toujours"
pas de faux-semblants
Il y aura des frigos vides
des draps en boule
des bougies allumées
des bijoux posés sur la cheminée
des absences et des retrouvailles
des grasses matinées indécentes
des siestes abyssales
des pique-nique improvisés
des petits gâteaux trempés dans le café noir
des virées nocturnes sous la lune
des repas à n'importe quelle heure
des engueulades politiques qui finissent au lit
du second degré
des solitudes assumées et salutaires
des salles de bain sans porte
de la poussière sur les étagères
de la vaisselle dépareillée
des petits plats sans les grands
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J'ai piqué ce texte -----> ICI
vendredi 18 avril 2008
La quinte juste
Un bruit dans la nuit
mercredi 2 avril 2008
2002 dans un hôpital de Lyon. Clara Blanc, 25 ans, apprend qu'elle est
atteinte du syndrome d'Ehlers Danlos, une maladie génétique rare, incurable et qui rend grabataire.
2008. Après
les affaires Humbert et Sébire, la jeune femme a décidé
d'écrire au président de la République pour lui demander un référendum
sur la fin de vie. Elle raconte son quotidien à LCI.fr. Son
futur, elle le connaît et elle demande à pouvoir le maîtriser.
"Votre
vie s'arrête là. Vous ne pourrez pas travailler. Vous n'avez pas
d'avenir. Vous n'aurez pas d'enfant. Après deux heures 45 de consultations, le professeur de médecine
m'annonce alors que je suis toujours en soutien-gorge et en culotte,
entourée de 15 personnes, que je suis bien atteinte du syndrome
d'Ehlers Danlos. Ce qu'on ressent à ce moment-là est indescriptible.
C'est un gouffre : on tombe et on tombe en se demandant quand on va
pouvoir toucher le sol. Ça m'a pris un an et demi de pouvoir encaisser
ce diagnostic. Encaisser qu'on vous coupe l'herbe sous le pied alors
que vous êtes à l'aube de votre vie. Il faut vivre mais on ne peut pas.
Pas se faire à manger, pas subvenir à ses besoins. On est comme un
zombie, qui rentre dans la quatrième dimension.
Et
puis, vient le jour où on en a marre. Alors, on donne un coup de pied
en bas et on remonte. Il faut faire le deuil de sa vie imaginée, d'une
partie de son être parce cette maladie ampute pas mal de choses. Comme
dans une période de deuil, il y a la colère, la rage, la dépression et
le déni. Alors moi, je me suis dit : si je n'y pense pas, je ne
l'aurais pas cette maladie. J'ai dû arrêter mes études d'infirmière. Je
me suis mise à travailler pour vivre. Tout simplement. J'étais en
intérim. Mais je devais m'arrêter tous les quatre jours, je n'y
arrivais pas.
A
l'annonce de ma maladie, ma famille a réagi de manières diverses. Très
émue, une partie a été capable d'entendre mes divagations dépressives
importantes. Elle m'a été d'un soutien moral impressionnant. L'autre
partie a, je pense, un peu paniqué, notamment face à ma réaction, qui a
été violente sur le coup. Maintenant que moi je vais mieux, elle se
sent plus apte à me soutenir, à me comprendre, à m'écouter.
J'habite
chez mon compagnon mais nous sommes en instance de séparation. Il va
falloir que je reparte dans ce parcours du combattant qu'est trouver un
logement. Dès qu'on est en situation précaire, tout devient très
compliqué, il faut savoir mettre sa fierté au panier et, quelque part,
faire un peu l'aumône à tout ce qui est sociable, administratif et
toutes les aides qu'on peut éventuellement avoir et tous les soutiens
qu'on peut éventuellement solliciter. Trouver un logement, c'est la
croix et la bannière parce qu'on n'est pas assez solvable, on fait peur
dans notre situation. C'est un peu comique parce qu'on est les plus
stables. L'allocation handicapée, on l'a à vie.
Pour
le moment, j'ai des entorses un peu partout, des doigts de pieds à la
mâchoire, et des subluxations (articulation qui a perdu sa mobilité
normale, NDLR), qui provoquent beaucoup de douleurs et de tensions.
J'ai beaucoup de difficulté à tenir une position, à dormir. Dans un
futur proche, au fur à mesure de la dégénérescence, j'aurai besoin d'un
fauteuil électrique pour me mouvoir. J'ai un lit particulier pour
soutenir l'ensemble de mes articulations — beaucoup de personnes âgées
ont ça pour éviter les escarres — et j'ai un corset semi-rigide qui
permet de combler parfois une certaine fatigue de la colonne ou de
soulager des douleurs. J'ai des attelles aux poignets, j'ai une minerve
pour soutenir les premières cervicales déjà un peu HS et j'ai des
chaussures orthopédiques que je ne mets pas toujours parce qu'elles
sont très lourdes et j'ai un traitement anti-douleur au quotidien.
Je
ne parle pas de mort, je parle de fin de vie, c'est différent. Je parle
de comment finir mes jours dignement. Quand je déciderai que c'en est
trop, que j'ai vécu ce que j'avais à vivre, que j'ai fait ce que
j'avais à faire, et que mon état ne sera plus en corrélation avec ce
que j'estime de la vie, j'aimerais juste qu'on me permette de
m'endormir tranquillement et de partir apaisée. Voilà, j'aimerais que
ça soit possible et sans représailles pour les personnes qui font ce
geste.
"Chantal Sébire"
J'ai été
choquée de toutes les interprétations qui ont été faites autour de sa
demande. J'ai trouvé que beaucoup de personnes n'étaient pas concernées
par cette démarche, par cette finalité, par cette conception. Que ces
politiciens ou ces grands pontes de la médecine parlaient beaucoup sans
connaître le sujet, c'est ce qui m'a motivée pour parler.
Je
ne vois pas en quoi c'est choquant. Il existe bien une législation en
Belgique ou en Suisse. Ça donne juste le choix aux gens, personne n'est
obligé de rien après. Je ne vois pas en quoi c'est choquant de vouloir
dire stop aux souffrances, stop à l'agonie, stop à la vie qui n'a pas
de sens. Il va arriver un moment où ma vie, en l'occurrence, ne rimera
plus à rien. Une personne qui est alitée toute la journée, qui est sous
morphine à forte dose et pratiquement inconsciente la plupart de son
temps, je ne vois pas comment on peut lui associer le terme de vie. Il
y a quelque chose qui m'échappe dans cette conception. Une fois que le
traitement m'aura tellement shootée, que je ne serai même plus là, à
quoi ça rime ? Aussi bien pour moi que pour mes proches, ça sera une
libération.
Il
faut que les gens aient bien conscience que ça peut arriver à tout le
monde, n'importe quand. Il suffit de peu de chose, il suffit d'un
accident cardiovasculaire, d'un accident de la route, ou même d'un
cancer dans sa phase terminale. Je pense que beaucoup de personnes
seraient soulagées d'avoir accès à ce choix, et je dis bien choix.
C'est une forme de liberté que je demande, et que je revendique".
(Cet article est un copié-collé de l'itv réalisée par LCI)
mercredi 19 mars 2008
mercredi 12 mars 2008
I like pigs. Dogs look up to us. Cats look down on us. Pigs treat us as equals
[ Winston Churchill ]
jeudi 28 février 2008
«Le sexe apaise les tensions. L’amour les provoque.»
[ Woody Allen ]
mercredi 20 février 2008
"Pourquoi vous me regardez comme ça ?"
lundi 11 février 2008
Un célèbre chercheur russe, connu pour son patriotisme, décide soudain d'aller travailler dans un laboratoire américain. La presse l'interroge :
- Pourquoi quittez-vous la Russie ?
- J'aime la Russie, je donnerais ma vie pour elle. Pas pour l'Amérique. Donc j'y serai plus serein.
mardi 22 janvier 2008
Regret du progrès
Quand j'étais petit, comme aujourd'hui je croyais au progrès.
Mais je n'imaginais pas un seul instant
que le progrès, lui, ne progresserait pas.
LChe (in Blog à Rythme)
vendredi 18 janvier 2008
Du brutal
Les tontons flingueurs,
Georges Lautner/Michel Audiard, 1963
mercredi 2 janvier 2008
John Surman
Portrait of a romantic (John Surman)
lundi 31 décembre 2007
The person who says it cannot be done
should not interrupt the person doing it
Proverbe chinois
mercredi 26 décembre 2007
Love is not love
Which alters when it alteration finds,
Or bends with the remover to remove :
Oh no ! it is an ever fixed mark
That looks on tempests and is never shaken;
It is the star of every wandering bark,
Whose worth's unkown, although his height be taken
William Shakespeare
(1564-1616)
dimanche 25 novembre 2007
Fusée
jeudi 15 novembre 2007
Nice, la baie des Anges
mercredi 14 novembre 2007
Walking on the moon

















