chambre avec vue

... et faits personnels

vendredi 28 octobre 2005

Me voici, aujourd'hui

"Hoje sou a saudade imperial
Do que ja na distancia de nim vi
Eu proprio sou aquilo que perdi"

Me voici aujourd'hui nostalgie impériale
De celui que je fus au lointain de moi-même
Je suis mon propre trésor perdu

Fernando Pessoa (in "Monsieur Jean - Les nuits les plus blanches")

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mardi 25 octobre 2005

Jour d'automne

Herbsttag (Rainer Maria Rilke)

Herr: es ist zeit. Der Sommer war sehr groß.
Leg Deine Schatten auf die Sonnenuhren,
Und auf den Fluren laß die Winde los.

Befiehl den letzten Früchten voll zu sein;
Gib ihnen noch zwei südleriche Tage,
Dränge sie zur Vollendung hin und jage
Die letzte Süße in den schweren Wein.

Wer jetzt kein Haus hat, baut sich keines mehr.
Wer jetzt allein ist, wird es lange bleiben,
Wird wachen, lesen, lange Briefe schreiben
Und in den Alleen hin und her
Unruhig wandern, wenn die Blätter treiben.

Jour d'automne
Seigneur: il est temps. L'été fut grandiose.
Couche tes ombres sur les cadrans solaires
Et fais donner le vent dans les campagnes.

Ordonne aux derniers fruits de mûrir;
Accorde-leur deux jours encore de sud,
Accomplis leur maturation et accroche
Les derniers velours à la robe des vins.

Qui n'a pas de maison à ce jour ne s'en bâtira plus.
Qui est seul à ce jour le restera longtemps,
Il veillera, lira, écrira de longues lettres
Et par les allées, de-ci, de-là,
Ira, tourmenté, dans les feuilles errantes.

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jeudi 20 octobre 2005

L'air de dire

A la dérive dans le vague,
je m'accroche au moindre chagrin
comme à une planche de salut.

(Michel Cioran)

On met très longtemps à devenir jeune.

(Pablo Picasso)



L'honneur, Marius, c'est comme les allumettes.
Ça ne sert qu'une fois.

(Marcel Pagnol)

Où réside la perfection d'un couple ?
Dans la sérénité partagée et prolongée
ou dans les orages d'une passion qui ne sait ni unir ni séparer ?

(Paul Valéry)

Vivre la tête dans les nuages,
le cœur sur la main
et la main dans la culotte.


L. a la grandeur d'âme de ces gens qui ne savent faire du mal qu'à eux-mêmes. Sa propre vie, elle la contemple en spectatrice peu concernée, avec une désinvolture un brin ennuyée. Ce qu'elle n’ose désirer pour elle, elle brûle de le vouloir pour autrui.

Mais dans la douleur, mais dans le sacrifice, elle est capable de choses exceptionnelles.

La beauté, c'est d'avoir été aimé.

Il cherchait l'Art
et ne trouva que la science.
(Nietzche)

La fesse, ce n'est rien d'autre
que le vrai visage de Dieu...
(René Fallet - Le Beaujolais nouveau est arrivé)


L’âge d’or était l’âge
où l’or ne régnait pas.
(Lezay Marnésia)

J. n’a pas l’intelligence cartésienne de celle qui sait que un et un font deux. Elle a ce qu’on appelle en souriant « l’intelligence du cœur ». Cette intelligence qui se doute bien que un et un font deux, ou quelque chose d’approchant, mais qui se doute aussi qu’une fois qu’on a découvert ça, on n’est pas beaucoup plus avancé.

"Pour devenir comptable, un poète n’a qu’à se baisser.
Alors que pour devenir poète, un comptable devra s’élever".

C'est pas faux, mais c'est pas sympa pour les comptables.

Quoi de plus beau qu’une clef,
quand on ne sait pas ce qu’elle ouvre.
(Maeterlinck)

Ce que j’apprends loin de toi
vaut-il ce que j’oublie de nous ?
(in : « la vie sur terre » de Aberrahmane Sissako)

I hear and I forget

I see and I remember

I do and I understand

La photo est l’art d’arrêter le temps au bon moment.

Sans les églises,
l’Italie ne serait qu’un pays au bord de la mer.

Je suis sûr que je ne suis sûr de rien.


On nous oubliera,
ainsi que nos visages, nos voix,
et combien nous étions. 

(Tchékhov, in « Trois sœurs »)

Le meilleur est avenir ("aucun auteur, mais des acteurs, LChe)

Posté par sksk à 16:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [1] - Permalien [#]
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