mercredi 29 mars 2006
On dirait le sud
Plage de Mattinata, 17 juin 2003, sept heures du matin
Les "Murge" (province des Pouilles)
vendredi 24 mars 2006
Même pas mal...
Mon père va bien. La tumeur extirpée d'un de ses reins était bénigne, ainsi que la tache repérée dans l'un des lobes pulmonaires.
vendredi 10 mars 2006
Las de Nicolas
jeudi 9 mars 2006
Le sexe du personnel
PARIS (AP) -- A l'occasion de la journée
internationale des femmes, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent
Fabius a proposé mercredi de rendre obligatoire la parité hommes-femmes
au sein du gouvernement.
PARIS (AP) -- Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy s'est fixé mardi
pour objectif de présenter 30% de candidates aux élections législatives
de 2007, contre 19% en 2002.
A quand 100 % de candidat(e)s travailleurs, intègres, compétents, intelligents, économes du denier public, dévoués au service de la collectivité ?
Gageons que ce jour-là (que je situe dans un avenir plutôt lointain), on se souciera comme d'une cerise du sexe de notre personnel politique.
samedi 4 mars 2006
L'épizootie dans les têtes
C'est cool d'être une poule...
"Quand je hurle, la forêt retient son souffle", dit le loup.
"Quand je rugis, la savane tremble", fait le lion.
"Quand j'éternue, le monde se chie dessus", ricane le poulet.
Au delà de la plaisanterie facile, la menace que représente la grippe aviaire est à prendre au sérieux.
A ce jour, la grippe aviaire a tué 93 personnes dans le monde : un nombre assez modeste au regard des 2000 morts que la grippe humaine cause chaque année, en France. Actuellement, le risque de contamination est quasiment nul. A moins de vivre, d'habiter et de dormir au sein d'un
élevage de poulets contaminés, vous n'attraperez jamais la grippe aviaire. Le véritable risque vient d'une mutation du virus vers une forme humanisée. Selon les scientifiques, cette mutation est inévitable à moyen ou à long terme. La grippe aviaire deviendra alors une grippe comme les autres, aussi dangereuse, ni plus ni moins, que les autres formes de grippe. Mais on peut parier que d'ici là, les médias se seront désintéressés de la question depuis longtemps.
Actuellement, la grippe aviaire est la nouvelle poule aux oeufs d'or des médias qui se font une joie de tresser des scénarios plus alarmistes les uns que les autres. En dépit de nombreux appels à la raison, la psychose s'est installée. La plupart des pyschoses sont inoffensives, elles servent à faire vendre des journaux et à augmenter l'audimat des JT. Mais la psychose actuelle n'est pas inoffensive. Elle risque de mettre rapidement l'industrie avicole à genoux. Les exportations et la vente directe de volailles sont en chute libre. Même Jacques Chirac est monté au créneau pour nous encourager à manger du poulet (*).
De fait, le risque lié à la consommation de volaille est égal à zéro. Dans la mesure où le virus ne survit pas à la cuisson, on pourrait même consommer un animal contaminé. On pourrait d'ailleurs même le manger cru (mais ce n'est pas très bon), car le virus serait détruit par nos acides gastriques avant de passer dans le sang. (Pour plus d'informations, cliquer ---> ici).
Difficile, dans ce contexe, de ne pas penser aux hordes de gros malins qui, à l'annonce de la guerre du Golfe, se sont rués sur les hypermarchés pour se constituer des stocks de sucre et de farine. Certains ont poussé le crétinisme jusqu'à se munir d'armes à feu, sans doute pour le cas où Saddam s'introduirait nuitamment chez eux pour leur barboter leur décodeur.
Les temps changent, les psychoses passent mais nous restons égaux à nous-mêmes. La grippe aviaire existe bel et bien. Mais pour l'heure, l'épizootie est dans nos têtes. Et c'est cela qui la rend dangereuse.
(*)
Je trouve assez désopilant le fait d'imaginer un président de la République monter à la tribune et, hiératique, exprimer ce message fort : "Françaises, Français, mangez du poulet !"... Le fait que ce soit sur Jacques Chirac que ça tombe, et qu'il soit une fois de plus le dindon de la farce, en fera rigoler plus d'un.






