chambre avec vue

... et faits personnels

lundi 29 janvier 2007

L'encyclopédie du savoir universel

J'avais une douzaine d'années. Après avoir appris à lire, avec les hebdomadaires "Spirou" et "Tintin" que mon père nous achetait chaque semaine, j'ai commencé à élargir mon horizon avec Pif-Gadget (un copain était abonné) mais surtout avec Walt Disney. Walt Disney a été une vraie découverte. Je m'y suis plongé avec la délectation d'un Piscou s'immergeant euphoriquement dans ses bassins de ducats, louis, deniers, piastres, sesterces, thalers... et vénérant son premier sou fétiche, cet "échelon qui mène au milliard".
Après avoir longtemps suivi Tintin reporter aux quatre coins du monde, je sillonnais désormais la planète sur les traces des Rapetou, aux côtés des Mickey, Dingo, Flairsou, Miss Tick, Gontran Bonheur, Géo Trouvetou, Daisy et surtout de Donald.
Donald, c'était mon préféré. Je ne sais pas pourquoi. Sans doute étais-je impressionné par son aptitude hallucinante à en prendre plein la gueule à tout bout de page, tout en persistant à croire, avec une énergie tragique, qu'un jour sa bonne étoile lui sourirait. Il ne pouvait pas savoir, le pauvre, lui qui est né un vendredi 13, que ce sadique de Walt Disney l'avait précisément créé pour jouer le rôle du paillasson de service. Le monde et la vie sont injustes, et c'est avec Donald que je l'ai compris.
Comme on a toujours besoin d'un plus malin que soi, Donald aurait été plus démuni encore sans la présence salvatrice de ses neveux Riri, Fifi et Loulou, membres des Castors Juniors.

Les Castors Juniors me faisaient rêver, moi qui n'étais "que" scout et qui m'ennuyais souvent à la section des Rangers de Vittel. Avec les Castors Juniors, il y a eu pendant quelques temps ce que les psychologues appellent "identification". J'étais Riri, Fifi et Loulou à moi tout seul. J'admirais leur sagacité, leur droiture morale, leur débrouillardise et leur capacité à se tirer d'affaire en compulsant leur formidable Manuel des Castors Juniors, un ouvrage qui me semblait vaste comme le ciel et profond comme l'océan. Un livre exceptionnel (cultissime dirait-on aujourd'hui) qui, pour moi, à cette époque, contenait tout sur tout. L'encyclopédie du savoir universel, ni plus, ni moins.

Manuel_des_Castors_Juniors
L'encyclopédie du savoir universel.
(Walt Disney l'a rêvé, Google l'a fait)

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vendredi 26 janvier 2007

Loufoque

desproges
Pierre Desproges

"L'ennemi est bête : il croit que c'est nous l'ennemi, alors que c'est lui !"

Posté par sksk à 19:45 - C'était mieux avant © - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 22 janvier 2007

De l'art d'être méchant

Comment je fais pour terminer mes films à temps ?
Mais c'est très simple, j'évite de travailler avec Elizabeth Taylor.
Alfred Hitchcock

Marilyn Monroe ? Un vaccum à mamelles
Otto Preminger


Je viens de croiser Régine qui revenait de l'institut de beauté.
A mon avis, c'était fermé.
Coluche

La nature a horreur du Gide.
Henri Béraud


Mais où avez-vous entendu qu'elle était respectable, la nature humaine ?
Vous avez entendu chanter Francis Lalanne ?
Pierre Desprogres

Brigitte Bardot a déclaré : "Un chat, c'est un coeur avec du poil autour".
Je ne ferai aucun commentaire.
Jean Yanne


Je croyais que Jacques Chirac était du marbre dont on fait les statues.
En réalité, il est de la fayence dont on fait les bidets.
Marie-France Garaud

J'aime les Corses.
Malgré Napoléon, malgré Tino Rossi, malgré Charles Pasqua.
Guy Bedos


J'ai pas peur de l'avouer, j'avais quarante ans passés, eh bien,
le jour de la mort de Brassens, j'ai pleuré comme un môme.
J'ai vraiment pas honte.
Alors que - c'est curieux - mais le jour de la mort de Tino Rossi,
j'ai repris deux fois des moules.
Pierre Desproges

Picasso : "Figurez-vous que j'ai écrit une pièce de théâtre en une semaine".
Moi : "Oui, et moi, j'ai peint un Picasso en cinq minutes".
Charles Duits


A propos de Laurent Fabius :
Petit monstre froid, lisse et blanc, avec ses emportements presque vulgaires
de gosse de riche.
Bernard Frank

Quand je vois Raymond Barre à l'Assemblée nationale et qu'il ne roupille pas,
il se tourne les pouces et je me dis "Tiens, il fait son jogging".
André Santini


Juppé a une tête à se faire gifler par Gabin
dans un film en noir et blanc.
Guy Bedos

Sarkozy ? Il faut lui marcher dessus pour deux raisons.
La première : c'est la seule chose qu'il comprenne.
La seconde : cela porte chance.
Jacques Chirac


La taquinerie est la méchanceté des bons.
Victor Hugo

Posté par sksk à 21:31 - Je dis ça, je dis rien - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 9 janvier 2007

itude

Avec l'amie A,  à l'heure du café, nous commentions la sortie chinoise de Ségolène Royal et sa "bravitude" qui a fait (et fera) couler beaucoup d'encre et de salive.
A disait que le mot était une "création" voulue par Ségolène Royal. Pour ma part, je suis plutôt d'avis que la langue de Ségolène a fourché et qu'elle a tout simplement dit "bravitude" à la place de "bravoure". J'ai argumenté en disant que cette erreur d'inattention s'expliquait par le fait qu'en français les termes en "itude" sont très fréquents.
A me prit aussitôt au mot et me demanda de lui citer quelques termes en itude, exercice dans lequel je n'ai d'ailleurs pas été brillant à chaud.
Avec un peu de recul, je propose à A (et au reste du monde) la liste suivante :

Aptitude, finitude, attitude, promptitude, solitude, amplitude, exactitude, plénitude,
turpitudes (oui, oui, c'est au pluriel), béatitude, gratitude, habitude, altitude, décrépitude, vicissitude, incertitude, inquiétude, lassitude, certitude, rectitude, magnitude...

La liste n'est certainement pas exhaustive. Donc si vous en connaissez d'autres, n'hésitez pas.

Posté par sksk à 18:37 - Je dis ça, je dis rien - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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