chambre avec vue

... et faits personnels

jeudi 4 octobre 2007

La nausée

Finalement, ce dont on se doutait déjà est, à ce stade, confirmé par le gendarme de la Bourse (AMF).

Tous les actionnaires, tous les hauts cadres étaient au courant des difficultés de l’A 380, des retards prévisibles et de la baisse des cours qui allait suivre ( de 30 € l’action aux environs de 7). Tous ont alors vendu leurs actions avant d’autoriser la publication des mauvaises nouvelles, réalisant de confortables plus-values. “Noël Forgeard, alors co-président exécutif d’EADS, a vendu 162.000 titres le 15 mars et réalisé une plus-value de 2,5 millions d’euros. Ses enfants ont vendu 127.998 titres le 17 mars, réalisant une plus-value de 4,2 millions… Sont aussi mis en cause, notamment, François Auque, directeur d’EADS Space (10.000 titres vendus pour une plus-value de 114.000 euros), Jean-Paul Gut, directeur général délégué (50.000 titres pour 737.000 euros), Jussi Itavuori, directeur des ressources humaines (95.000 titres pour un profit de 1,2 million). Le Monde-Reuters.

“…le rapport de l’AMF déclare que 1.200 personnes seraient en situation de délit d’initié dans plusieurs pays. Parmi elles figurent 21 de plus hauts dirigeants d’EADS, ainsi que ceux du groupe Lagardère et de Daimler, les deux principaux actionnaires privés du groupe européen”. Le Monde-Reuters. Dont le même N. Forgeard qui a négocié, en outre, un parachute doré de 8,5 millions d’€ avec l’accord de M. Breton, alors ministre des finances.

Les plus cyniques ? Les deux principaux actionnaires privés: “DaimlerChrysler et Lagardère ont vendu chacun 7,5 % du capital le 4 avril 2006 en choisissant la “vente à terme”, c’est-à-dire réalisée en 2007 pour bénéficier des nouvelles mesures fiscales favorables, mais sur la base des cours de 2006″. Et Thierry Breton, prévenu dès décembre 2005 aurait “pourtant donné, à l’époque, son feu vert à la vente des actions détenues par Lagardère”. NouvelObs. Une partie de ces actions aurait été rachetée, au prix fort, par la Caisse des Dépôts et Consignations, c’est à dire que nos impôts auraient engraissé tout ce beau monde.

Rappelons que les retards d’Airbus ont conduit au licenciement de 10 000 employés de la société. Pendant que les uns trichent et se goinfrent, les autres sont jetés à la rue.

Ces gens-là, tous du même cercle, sont pour la plupart des amis proches de notre actuel Président et soutiennent, bien entendu, sa politique annoncée de rigueur et d’austérité pour les plus démunis, y compris dans les médias qu’ils détiennent.

Cela donne la nausée.

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Ce texte est le copié collé d'un article
paru le 3 octobre 2007 sur Le Blog à Jef

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lundi 28 mai 2007

opposante_birmane_1

(D'après AP) - Le mandat d'assignation à résidence de la dissidente birmane Aung San Suu Kyi a été prolongé d'un an.

Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la paix 1991, est détenue chez elle depuis le 30 mai 2003. L'ordre d'assignation à résidence expirait dimanche et des responsables birmans se sont rendus vendredi au domicile de la dissidente pour lui signifier la prolongation de sa détention. Aung San Suu Kyi a été en prison ou en résidence surveillée de manière récurrente depuis 1989 et la victoire électorale, rejetée par la junte, de son mouvement démocratique.

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vendredi 10 mars 2006

Las de Nicolas

sarko

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jeudi 9 mars 2006

Le sexe du personnel

cerises


PARIS (AP) -- A l'occasion de la journée internationale des femmes, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a proposé mercredi de rendre obligatoire la parité hommes-femmes au sein du gouvernement.

PARIS (AP) -- Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy s'est fixé mardi pour objectif de présenter 30% de candidates aux élections législatives de 2007, contre 19% en 2002.

 

A quand 100 % de candidat(e)s travailleurs, intègres, compétents, intelligents, économes du denier public, dévoués au service de la collectivité ?
Gageons que ce jour-là (que je situe dans un avenir plutôt lointain), on se souciera comme d'une cerise du sexe de notre personnel politique.

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dimanche 11 décembre 2005

1%

chirac



Selon un sondage réalisé pour le JDD, 1% seulement des Français souhaitent la candidature de Jacques Chirac, à la prochaine présidentielle.

En clair, ça veut dire : "Merci Dugenou, on t'a assez vu. Maintenant, tu dégages..."


Dans quelques années, on se demandera qui était Jacques Chirac. Ceux qui ont la mémoire longue et amère répondront "un menteur, un tricheur, un bonimenteur et cetera".
Certes, tout cela est vrai. Les grandes magouilles et petits larcins de Jacques Chirac sont archiconnus et si la justice française n'était pas celle d'une république bananière, notre futur-ex président finirait probablement ses jours sur la paille humide du cachot. Or dans quelques mois, il partira buller dans une retraite dorée à l'or fin.  Oui, c'est une honte, mais peu importe à présent. Ce qui est fait est fait, l'essentiel est qu'il s'en aille enfin.
De son oeuvre politique, ses partisans retiendront la suppression du service national, la reconnaissance officielle de la complicité de l'Etat français dans la déportation des Juifs de France et une attitude courageuse face aux USA, notamment à l'occasion de la deuxième guerre du Golfe.
Ses détracteurs retiendront une interminable succession d'affaires, de coups tordus et de mensonges, régulièrement dénoncés par la presse mais jamais sanctionnés par la justice.
A ce propos, le tort infligé par Jacques Chirac à toute la classe politique est durable. Si potentiellement, le politicien est aujourd'hui davantage perçu comme un voleur de poules que comme un serviteur de la collectivité, c'est à cause de Jacques Chirac. Personne autant que lui ne nous a donné l'impression que le politique évoluait dans une sphère d'impunité totale, où le fait de se faire pincer avec les doigts dans le pot de confiture ne prêtait pas à d'autre conséquence que quelques articles hilarants dans le Canard Enchaîné ou, dans le pire des cas, un non-lieu dans un palais de justice.
Chirac, c'est l'arrogance des nantis, des puissants et des détenteurs de passe-droits. C'est la quintessence même du concept d'égalité bafouée en toute décontraction. Chirac, qui se pose comme le chantre du gaullisme, aura passé sa vie à en déshonorer l'un des principes.
Sous d'autres cieux, il aurait été jugé et jeté en prison. En France, il aura des rues à son nom.

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dimanche 4 décembre 2005

Strasbourg, capitale de Noël

STRASBOURG (AFP) - La ville de Strasbourg a donné samedi (26 novembre) le coup d'envoi de son traditionnel "Christkindelsmaerik" (marché de l'enfant Jésus), l'un des plus connus en France, visité chaque année par un million de personnes.


En gros, c'est reparti pour un tour...

Tous les mois de décembre, depuis que la municipalité, non sans fatuité, s'est autoproclamée "Capitale de Noël", le centre historique de Strasbourg est le théâtre du manège immuable d'une véritable hystérie de Noël.
Chers visiteurs potentiels, je vous le dis comme je le pense : le marché de Noël strasbourgeois, c'est une arnaque, une vaste fumisterie. Pire encore : c’est l’équarrissage des Noëls d’antan sur l’autel du fric.

Pour la plupart d’entre vous qui tenteront l’aventure cette année, tout commencera un samedi ou un dimanche, à 4 heures du matin, dans la nuit noire et glaciale d'un parking, loin de l'Alsace. Quelques heures de car plus tard, vous voilà débarqués sur un autre parking, à deux bons kilomètres du centre de Strasbourg. Deux kilomètres que vous effectuerez empilés avec vos co-voyageurs dans un tramway plein jusqu’à la gueule. Mais ensuite, la «féerie de Noël» commence.

La féerie en question consiste à se taper grosso modo 6 kilomètres à pieds, à une vitesse moyenne de 2 km/h, avec un congénère qui vous écorche les talons par derrière et un semblable qui vous piétine les orteils par devant. Tenez-vous-le pour dit : pendant le marché de Noël, la féerie a des effluves d'homo sapiens pas très frais.

Car il faut savoir, chers visiteurs potentiels, que le centre historique de Strasbourg n’est pas grand. Et qu’il n’est pas davantage extensible. Partant de là, il semble évident qu’à force de lui injecter des grappes d’humains, on finit par le saturer. Cette observation de bon sens, à la portée d’un enfant de huit ans, échappe manifestement à notre municipalité, plus soucieuse de faire du chiffre que d’offrir une attraction de qualité. L’argent n’a pas d’odeur, mais un parfum suffisamment entêtant pour faire perdre le sens des réalités à nos soi-disant responsables.

C’est donc en rangs serrés, au mépris de toute sécurité en cas de panique, que vous défilerez à la queue leu leu entre les stands. Vous y trouverez tout ce que le cœur d’un gogo peut désirer : vin chaud, bonnets clignotants, cathédrales en porte-clef, bretzels géants, pains d’épices, crêpes surfines, merguez de Noël, artisanat bidon, et cetera… Le tout à des prix suffisamment exorbitants pour vous donner l’impression de ne pas avoir acheté de la daube. Pourtant, c’en est. Le retour en car sera musical : je ne vous raconte pas l’effet du graillon bon marché sur un estomac et des intestins frigorifiés.

Tout cela fait du marché de Noël de Strasbourg un événement comme il y en a beaucoup : une réjouissance populaire polluée par le commerce et par tout son cortège de vulgarités.
Rien de bien nouveau, me direz-vous. Et pourtant si. Car l
e marché de Noël strasbourgeois va plus loin. Depuis quelques années, l’opération est placée sous « le sens du partage ». Il fallait oser. Et pour la peine, chers visiteurs potentiels, vous boufferez du partage à toutes les sauces : partage de l’hospitalité, partage des traditions, partage du cœur, partage de l’émotion, partage de l’imaginaire (je n'invente rien, tout est --> ). Bref, tout ce qui peut se partager se partage, sauf les millions d’euros générés par l’opération.
C’est en ce sens que le marché de Noël de Strasbourg va plus loin : non seulement la fête a été spoliée de son sens, mais le sens de la fête sert désormais de levier à l’escroquerie, en la justifiant. 
Le marché de Noël à Strasbourg, c’est l’authenticité de Noël dépecée avec un cynisme magistral. C'est la plus abominable des prostitutions : celle du cœur.

***

A part ça, chers visiteurs potentiels, Strasbourg est une ville superbe et accueillante qui vaut la peine d'une visite. Et en strasbourgeois amoureux de sa ville, je vous invite à y venir nombreux.
Je vous suggère le mois d'octobre. Allez boire une bière à la terrasse du Café Atlantico, dans la lumière dorée d'une fin d'après-midi, à l'heure où le soleil qui décline fait scintiller les eaux de l'Ill et flamboyer le grès rose de la cathédrale.
Ou encore le mois d'avril, quand les marronniers sont en fleurs et que les premiers jours de beau temps éveillent le pavé à la vie après les avanies de l'hiver. Le quartier de la Krutenau ressemble alors à un tableau de Monet, animé par le murmure des terrasses qui bourgeonnent et les éclats de rire des jeunes filles en t-shirt.

Posté par sksk à 20:24 - Mort aux cons - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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